La Vieille au Bois Dormant

 

Clémence Massart revient seule sur scène chanter de terribles chansons oubliées, mais aussi des nouvelles, écrites pour elle, cruelles et drôles, sur sa décrépitude annoncée, sur les paradis artificiels, l’alcool, la jalousie, le crime et le rhume.

« Mesdames, mesdemoiselles, mesenfants, messieurs !
Vous avez devant vous une femme qui jadis scintillait au firmament du music-hall.
Elle scintillait comme un astre !
A présent, constatez le désastre !! »


Qu’on vienne voir Clémence comme on irait voir le dernier panda vivant au jardin zoologique de Vincennes, le tableau interdit de Courbet l’Origine du Monde au Musée d’Orsay, un ultime concert des Rolling Stones ou de Johnny Hallyday, Arletty, Fréhel, Zouc ou Fernandel dont on annoncerait à l’Olympia un gala exceptionnel.
Elle est de cette race-là, de cette époque et de cet âge. Alors qu’elle a le nôtre. Oui, la seule vertu, le seul intérêt d’une telle mise en scène est que devant la lumière, la force et l’originalité d’un tel talent, elle disparaisse.

Philippe Caubère


Galerie photos

Les chapeaux sont de Marie Mercié.

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